De quoi parle ce courrier ?
Dans un courrier daté du 13 décembre 2025 , quatre associations (ADE, FNE 77, ARNASSEN, TESSA) interpellent les élus et services de GPSSES au sujet du traitement des eaux usées de cinq communes (Nandy, Savigny-le-Temple, Réau, Cesson, Vert-Saint-Denis). En effet, ces communes dépendent de la station d’épuration (STEP) de Boissettes, située sur le territoire de Melun Val de Seine, et leurs effluents représenteraient une part majeure des flux traités.
Les points d’alerte mis en avant
D’abord, les signataires indiquent que la STEP présenterait des dysfonctionnements et une non-conformité de performance depuis 2019. De plus, ils évoquent une situation de surcharge : en 2024, les charges entrantes annoncées atteindraient 89 164 équivalents-habitants pour une capacité nominale de 77 000. Par conséquent, tout nouveau raccordement lié à des projets de lotissements accroîtrait la pression.
Ensuite, ils rappellent qu’un bassin d’orage serait hors service depuis 2013 (fissures). Côté traitement, ils mentionnent des non-conformités en 2023 sur plusieurs paramètres (DBO5, DCO, MES). Enfin, ils citent un avis de l’État sur le SCoT signalant qu’en 2024 une part des eaux usées entrantes aurait été déversée sans traitement, ce qui soulève aussi des enjeux de santé publique.
Les questions posées à GPSSES
Les associations demandent notamment :
- Quelles mesures immédiates et quels travaux sont prévus pour réduire la pollution ?
- Où en sont les échanges annoncés avec l’intercommunalité voisine ?
- Quels indicateurs suivent l’impact sur la Seine (dont la faune piscicole) ?
- Comment les usagers (nageurs, pêcheurs, bateliers) sont-ils informés de la qualité de l’eau ?
- Et surtout, comment GPSSES compte-t-elle gérer l’urbanisation tant qu’une solution durable (modernisation ou nouvelle STEP) n’est pas opérationnelle ?
Ils concluent en appelant à protéger la ressource en eau, en rappelant aussi l’inquiétude croissante autour des PFAS.
