Un équipement dépassé

La station d’épuration de Boissettes (STEP) traite les eaux usées de Cesson, Nandy, Réau, Savigny-le-Temple et Vert-Saint-Denis.

Elle fonctionne dĂ©jĂ  au-delĂ  de ses capacitĂ©s : 89 164 Ă©quivalents-habitants (EH) traitĂ©s pour seulement 77 000 EH de capacitĂ© nominale.

En conséquence, la STEP ne peut plus remplir correctement sa mission.

Des rejets massifs dans la Seine

La saturation est totale. En 2024, la STEP a rejetĂ© 20 % des eaux usĂ©es directement dans la Seine sans traitement.

De plus, en 2023, les seuils réglementaires n’ont pas été respectés pour la DBO5, la DCO et les MES.

Ainsi, la station met en danger la santé publique et la biodiversité.

Une urbanisation qui aggrave la situation

Pourtant, un projet d’urbanisation avance à Nandy : le lot Mercure.

Il prĂ©voit 108 logements et 1 400 m² de commerces sur 4,3 hectares de terres agricoles du plateau de Rougeau.

Par ailleurs, ce projet consomme des terres nourricières, artificialise les sols et accroît la pression sur une station déjà saturée.

L’appel de l’ADE

Face à ce constat, l’ADE demande :

  • la suspension immĂ©diate des projets dĂ©pendant de la STEP de Boissettes,
  • une dĂ©cision rapide entre la CA Melun Val de Seine et la CA Grand Paris Sud pour moderniser la station.

En effet, il n’est pas concevable de continuer à urbaniser sans régler ce problème majeur.

Un enjeu vital pour Sénart et la Seine

L’eau est un bien commun. Laisser une station saturée rejeter une partie de ses effluents dans la Seine est un scandale écologique et sanitaire.

De plus, cette situation ruine les efforts de restauration écologique entrepris depuis des années.

Enfin, elle interroge directement les choix d’aménagement du territoire.

👉 L’ADE appelle à une mobilisation citoyenne et politique afin d’obtenir des solutions durables et respectueuses de l’environnement.


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